BIOGRAPHIE

Henri Émilien Rousseau est un peintre voyageur du début du XXe siècle. Né au Caire en 1875, il est mort en 1933 à Aix-en-Provence. Il est principalement connu pour ses œuvres sur la Camargue, la Provence et l’Afrique du Nord.

Doué en dessin dès son plus jeune âge, il est introduit par son père, un ancien ingénieur du canal de Suez, auprès du peintre Jean-Léon Gérôme, professeur à l’École des beaux-arts de Paris. Il obtient le second Grand Prix de Rome en 1900 ainsi qu’une bourse de voyage au Salon des Artistes Français. Il l’utilise pour parcourir la Belgique, les Pays-Bas, la Tunisie et l’Espagne. Après ce périple initiatique, il se fixe à Versailles et installe son atelier à la Villa des Arts à Paris. En 1919, fasciné par la lumière de la Provence, il emménage à Aix-en-Provence avec sa nombreuse famille (7 enfants). Chevalier de la Légion d’honneur au titre des arts, il y deviendra un notable de la région. Faisant partie de la « famille » des peintres voyageurs, il se consacre à la Tunisie, l’Algérie et surtout le Maroc (la Provence et la Camargue restant ses points d’ancrages). Son succès, presque immédiat auprès d’une clientèle bourgeoise et fortunée, est ponctué de nombreuses expositions à Paris, Bruxelles, Stockholm, Marseille.

Henri Rousseau, Saint-André-de-l’Eure, été 1911

Henri Rousseau, Saint-André-de-l’Eure, été 1911

 

Les musées de Buenos-Aires, Granet à Aix en Provence, Réattu à Arles, et une dizaine d’autres en France détiennent des œuvres de lui. Son œuvre (dessins, gouaches, huiles) est composée de paysages de Bretagne, de manades de Camargue, mais surtout de sujets maghrébins avec des cavaliers, des fauconniers, des fantasias, des portes de villes fortifiées... 250 illustrations, une vingtaine de décorations murales d’hôtels particuliers et de nombreux portraits (dont ceux de Lyautey et du Sultan du Maroc) complètent la production de l’artiste.

Henri Émilien Rousseau est un homme cultivé au caractère trempé, scrupuleux, exigeant et sans doute plutôt indépendant. De formation académique, il est indifférent aux écoles en « isme » de son temps. Soucieux de la forme et du respect du sujet, il manie le mouvement et la couleur avec dextérité, se méfie du pittoresque et de l’imaginaire, rejette l’érotisme tout autant que l’exotisme orientaliste. 

Le peintre meurt d’une pneumonie en 1933 et laisse au-delà de nombreuses études sur papier ou sur bois, plus de 900 toiles, 300 aquarelles et autant de « Tout-Petit » (huile sur panneau de petit format), un millier de dessins et des centaines d’études à l’huile sur panneau.

Trois expositions rétrospectives, et autant de catalogues, lui ont été consacrées : en 1997 à Toulouse, au musée des Augustins, en 2007 à Aix-en-Provence, au musée des Tapisseries et en 2015 à Lavaur, au musée municipal du Pays Vaurais. L’Association Henri Rousseau veille depuis 1994 à la protection de son œuvre.

Marc Ambroise-Rendu
Co-fondateur de l’association Henri Rousseau et petit-fils du peintre.

Lien externe : Biographie Wikipedia

Henri Rousseau, Tunis, 1901

Henri Rousseau, Tunis, 1901

Henri Rousseau sur son âne, Le Caire, 1881

Henri Rousseau sur son âne, Le Caire, 1881